Poutier, Élisabeth, Billaudeau, Valérie, Bioteau, Emmanuel, Féniès-Dupont, Karine, ESSCA Research Lab, Groupe ESSCA (ESSCA), Espaces et Sociétés (ESO), Institut de Géographie et d'Aménagement Régional de l'Université de Nantes (IGARUN), Université de Nantes (UN)-Université de Nantes (UN)-Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)-Université de Rennes 2 (UR2), Université de Rennes (UNIV-RENNES)-Université de Rennes (UNIV-RENNES)-AGROCAMPUS OUEST, Institut national d'enseignement supérieur pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Institut Agro)-Institut national d'enseignement supérieur pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Institut Agro)-Université d'Angers (UA)-Université de Caen Normandie (UNICAEN), Normandie Université (NU)-Normandie Université (NU)-Le Mans Université (UM), Ecole Supérieure des Sciences Commerciales d'Angers (ESSCA), Le Mans Université (UM)-Université de Caen Normandie (UNICAEN), Normandie Université (NU)-Normandie Université (NU)-Université d'Angers (UA)-AGROCAMPUS OUEST-Université de Rennes 2 (UR2), Université de Rennes (UNIV-RENNES)-Université de Rennes (UNIV-RENNES)-Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)-Institut de Géographie et d'Aménagement Régional de l'Université de Nantes (IGARUN), and Université de Nantes (UN)-Université de Nantes (UN)
Les contrats de recherche «Finances et Monnaies Solidaires» (Fimosol 2010 et 2012) ont permis d’étudier les échanges d’information entre les partenaires du microcrédit social et la façon dont ils ont construit leur communication vers les bénéficiaires potentiels. Au-delà du caractère impératif de communiquer sur l’offre pour la faire connaître en interne et la développer en externe, des paradoxes sont apparus au cours de l’étude: d’un côté, les travailleurs sociaux émettent des réserves sur le microcrédit personnel et de l’autre, les bénéficiaires sont favorables à cette nouvelle offre. Ce constat nous a amené à approfondir la perception, définie comme un processus permettant à l’individu de prendre conscience de son environnement et d’interpréter les informations qui en émanent (Filser, 1994), des parties prenantes du microcrédit et à interroger les représentations pour expliquer l’ambivalence de perceptions du microcrédit des divers acteurs réunissant des univers bancaire et associatif pour un public démuni. Sonder la «vérité subjective» des représentations des acteurs donne les sources de leur perception. C’est pourquoi nous avons croiser les résultats de quatre années de travaux de l’équipe Fimosol pour prendre en compte les perceptions des accompagnateurs (l’amont) et celles des bénéficiaires (l’aval) du microcrédit, c’est-à-dire, les émetteurs et les récepteurs de l’offre du microcrédit en Pays de la Loire.