Christophe Caillot, Carine Peytavin de Garam, Jenny Knapp, Sandra Courquet, Vanessa Bastid, Franck Boué, Jean-Marc Boucher, Vincent Scalabrino, Gérald Umhang, Camille Renault, Laurence Millon, Marie-Lazarine Poulle, Abdou Malik da Silva, Matthieu Bastien, Marine Faisse, Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale (IMBE), Avignon Université (AU)-Aix Marseille Université (AMU)-Institut de recherche pour le développement [IRD] : UMR237-Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), Ecologie marine tropicale dans les Océans Pacifique et Indien (ENTROPIE [Réunion]), Institut de Recherche pour le Développement (IRD)-Université de La Réunion (UR)-Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), Epidémiosurveillance de protozooses à transmission alimentaire et vectorielle (ESCAPE), Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA)-Université de Rouen Normandie (UNIROUEN), Normandie Université (NU)-Normandie Université (NU)-Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), Laboratoire de la rage et de la faune sauvage de Nancy (LRFSN), Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), Laboratoire de Chimie et de Biochimie Pharmacologiques et Toxicologiques (LCBPT - UMR 8601), Institut de Chimie du CNRS (INC)-Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)-Université Paris Cité (UPCité), Laboratoire Chrono-environnement (UMR 6249) (LCE), Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)-Université de Franche-Comté (UFC), Université Bourgogne Franche-Comté [COMUE] (UBFC)-Université Bourgogne Franche-Comté [COMUE] (UBFC), Service de parasitologie et mycologie [CHRU de Besançon], Centre Hospitalier Régional Universitaire de Besançon (CHRU Besançon), Université Bourgogne Franche-Comté [COMUE] (UBFC), Centre de Recherche et de Formation en Eco-éthologie (2C2A-CERFE), Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA), This work was supported by the 'Zones Ateliers'network and the Conseil Départemental des Ardennes, Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)-Université de La Réunion (UR)-Institut de Recherche pour le Développement (IRD), Institut de Chimie du CNRS (INC)-Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)-Université de Paris (UP), and Laboratoire Chrono-environnement - CNRS - UBFC (UMR 6249) (LCE)
Echinococcus multilocularis eggs are deposited on the ground with the faeces of the carnivore definitive hosts. A reliable assessment of the spatial distribution of E. multilocularis eggs in environments used by humans is crucial for the prevention of alveolar echinococcosis (AE). This study was conducted in 192 rural and 71 urban vegetable gardens in AE endemic areas of north-eastern France. Its objective was to explore the relationship between the spatial distribution of E. multilocularis estimated from the collection and molecular analysis of two types of samples: faeces and soil. A total of 1024 carnivore faeces and 463 soil samples were collected and analysed by real-time PCR. No fox droppings and no positive soil samples were collected from the urban gardens. Positive soil samples, positive carnivore faeces, or both, were found in 42%, 24% and 6% of the sampled rural gardens, respectively. No significant association was found between the detection of E. multilocularis in soil samples collected from 50 gardens during a single sampling session and the extent and frequency of deposits of fox and cat faeces collected during repeated sampling sessions conducted in the previous months. In 19/50 gardens, E. multilocularis was detected in the soil while no positive faeces had been collected in the previous 12 months. Conversely, in 8/50 gardens, no soil samples were positive although positive faeces had been collected in the previous months. Collecting and analysing faeces provide information on soil contamination at a given time, while analysing soil samples provides an overview of long-term contamination.Contamination du sol par Echinococcus multilocularis dans des jardins potagers ruraux et urbains en relation avec les dépôts fécaux de renards, de chats et de chiens.Les œufs d’Echinococcus multilocularis sont déposés sur le sol avec les fèces des carnivores hôtes définitifs. Une évaluation fiable de la distribution spatiale des œufs d’E. multilocularis dans les environnements utilisés par l’homme est cruciale pour la prévention de l’échinococcose alvéolaire (EA). La présente étude a été conduite dans 192 jardins potagers ruraux et 71 jardins potagers urbains des zones endémiques d’EA du nord-est de la France. Son objectif était d’explorer la relation entre la distribution spatiale d’E. multilocularis estimée à partir de la collecte et de l’analyse moléculaire de deux types d’échantillons : des fèces et du sol. Au total, 1024 fèces et 463 échantillons de sol ont été collectés et analysés par PCR en temps réel. Aucun excrément de renard et aucun échantillon de sol positif n’a été collecté dans les jardins urbains. Des échantillons de sol positifs, des fèces de carnivores positives ou les deux ont été trouvés dans 42 %, 24 % et 6 % des jardins ruraux échantillonnés. Aucune association significative n’a été trouvée entre la détection d’E. multilocularis dans les échantillons de sol collectés dans 50 potagers lors d’une unique session d’échantillonnage et l’importance et la fréquence des dépôts de fèces de renards et de chats collectées lors d’échantillonnages répétés conduits au cours des mois précédents. Dans 19/50 potagers, E. multilocularis a été détecté dans le sol alors qu’aucun excrément positif n’avait été collectés dans les 12 mois précédents. A l’inverse, dans 8/50 potagers aucun échantillon de sol n’était positif alors que des fèces positives avait été collectées dans les mois précédents. La collecte et l’analyse de fèces renseignent sur la contamination du sol à un instant donné, alors que l’analyse d’échantillons de sol fournissent un aperçu de la contamination à long terme.